M. ZIBI ZIBI Noel, Directeur des Normes
M. ZIBI ZIBI Noel, Directeur des Normes : Le but final de l’ARSO est de faciliter les échanges à travers l’harmonisation des normes et des procédures d’évaluation de la conformité afin de parvenir à l’objectif final « une norme - un essai – un certificat accepté partout ».

M. ZIBI ZIBI Noel, Directeur des Normes :
Le
but final de l’ARSO est de faciliter les échanges à travers l’harmonisation des
normes et des procédures d’évaluation de la conformité afin de parvenir à
l’objectif final « une norme - un essai – un certificat accepté partout ».
Du 14 au 17 juin 2021, s’est tenue la 26ème Assemblée Générale de l’Organisation Africaine de Normalisation (ARSO) à Kigali-Rwanda dans un mode hybride (en présentiel et en ligne), sous le thème : « le début du commerce entre les pays africains dans le cadre de l’accord de la ZLECAF : renforcer le commerce intra-africain au sein du marché unique par le biais du certificat « une norme-un essai » accepté partout. Le Cameroun était de la partie.
M. BOOTO à NGON Charles, Directeur Général de l’Agence des Normes et de la Qualité du Cameroun (ANOR) et par ailleurs Président en exercice de l’ARSO y était présent accompagné de certains de ses collaborateurs.
Rétrospectives sur le déroulement de ces événements avec M. ZIBI ZIBI Noel, membre de la délégation Camerounaise et Directeur des Normes à l’ANOR.
L’Assemblée Générale est la plus haute instance de gouvernance de l’ARSO. Cet organe s’est réuni en parallèle du 64ème Conseil de cette illustre institution. Quels étaient les objectifs cibles de ces assises ?
L’Assemblée Générale de l’ARSO se tient chaque année au mois de juin. Celle de cette année avait un thème fort évocateur que je vous donne en guise de réponse : « Le début du commerce entre les pays africains dans le cadre de l’Accord de la ZLECAf: Renforcer le commerce intra-africains au sein du marché unique par le biais de « une norme - un essai – un certificat accepté partout »
Aujourd’hui, la gestion et l’élimination des barrières non tarifaires (BNT) demeurent essentielles pour renforcer la croissance du commerce intra-africain. Quelle peut-être la contribution de l’ARSO pour la mise en œuvre efficiente de l’accord portant création de la Zone de Libre Echange Intercontinentale Africaine (ZLECAf), conformément aux dispositions des annexes 6 et 7 dudit accord portant sur les Obstacles Techniques au Commerce (OTC) et les mesures sanitaires et phytosanitaires ?
La contribution de l’ARSO est de plusieurs ordres. On peut citer entre autres l’harmonisation des normes et l’harmonisation des procédures d’évaluation de la conformité.
Après évaluation des projets entrepris par l’ARSO en vue d’assurer la promotion du commerce intra-africain, combien de normes harmonisées compte-elle ?
L’ARSO a harmonisé à ce jour 1308 normes
Certains Etats disposent d’accords de reconnaissance mutuelle (ARM) signés. Quelle évaluation à mi-parcours peut-on faire des travaux d’harmonisation des procédures d’évaluation de la conformité en cours au niveau continental ?
L’ARSO compte en son sein le Conformity Assessment Committee (CACO) qui est chargé de promouvoir les ARM et aussi ARSO Certification System (ARSO-CERT) qui est un système de certification régional. En outre l’ARSO encourage les pays à négocier les ARM afin d’arriver à l’objectif« une norme - un essai – un certificat accepté partout »
Si l’on s’en tient à la cartographie à l’échelle africaine des laboratoires accrédités, quelle valeur peut-on attribuer à l’infrastructure qualité du Continent ? Quelle en-est le niveau de fiabilité ?
Le niveau de l’Infrastructure Qualité en Afrique est disparate. Y a des pays qui sont plus avancés que d’autres notamment l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria, la Tunisie, l’Egypte etc. Cet aspect rend difficile mais pas impossible les ARM
La gestion et l’élimination des BNT est au cœur de certaines dispositions liées à l’accord de libre-échange africain (ZLECAF). Dans un contexte marqué par la faiblesse des revenus et des investissements, quels sont les mécanismes d’accompagnement accordés par l’ARSO aux PME dans la perspective de faciliter la circulation transfrontalière des biens ?
L’ARSO n’a pas prévu de mesures particulières pour les PME, toutefois les accords de la ZLECAf à travers son secrétariat ont désigné dans chaque Etat signataire, un point Focal BNT chargé de recueillir les plaintes et les transmettre. Le but final de l’ARSO est de faciliter les échanges à travers l’harmonisation des normes et des procédures d’évaluation de la conformité afin de parvenir à l’objectif final « une norme - un essai – un certificat accepté partout »
Les femmes et les jeunes constituent les principaux groupes d’entrepreneurs que l’on retrouve dans la majeure partie des pays du continent. Ils sont pour la plupart porteurs d’initiatives qui mettent en avant les richesses de leurs terroirs. Dans cette optique, quelles sont les actions entreprises au niveau de l’ARSO pour développer le made in Africa ?
L’ARSO est en train de mettre en place une norme pour le label « made in Africa ». Ce document permettre de mettre en avant les produits typiquement africains avec des critères bien définis.
